Mes dernières lectures sur 2019:

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- La chance de leur vie**: Hector décroche le poste de ses rêves dans une université de Caroline du Nord. Il s'envole alors, avec sa femme Sylvie et son fils Lester, loin d'une France marquée par les attentats. Mais l'équilibre familial est ébranlé: tandis que Sylvie peine à s'adapter à cette nouvelle vie, le charisme d'Hector fait des ravages parmi les femmes. Quand à Lester, il traverse une crise spirituelle et s'adonne à d'inquietants rituels avec ses camarades... Mouais, c'est sans doute la 4 ième de couverture que j'ai préferée!

 

- La Révolte***: En 1173, Alienor d'Aquitaine pousse 3 de ses enfants à la rebellion contre le Roi d'Angleterre, son second époux. La voici racontée par son fils, Richard coeur de Lion, dans une oeuvre pétrie de poésie et de cruauté. Un regard qui révèle deux personnages pleins d'amour, d'honneur et de violence. J'avais beaucoup aimé "le Roi disait que j'étais diable", son premier opus sur la vie d'Alienor d'Aquitaine (j'en parle là). Celui-ci est tout aussi passionnant, une histoire encore racontée à plusieurs voix pour des personnages historiques avec un destin "bigger than life".

 

-Filles de Shanghai***: Chine 1937: Dans un Shanghai qui est le joyaux de l'Asie, vivent les soeurs Chin, Pearl et May, magnifiques jeunes femmes aisées et rebelles, aux tempéraments pourtant opposés. Mais l'inscousciance s'arrête brutalement pour les deux soeurs, le jour où leur père, ruiné, décide de les vendre à des Chinois de Californie, venus chercher des épouses en Chine. Dans la déliquescence des années 30, comment 2 jeunes femmes vont traverser leur pays, au bord de la guerre et en pleine insurrection, et s'adapter à une nouvelle culture, avec un secret qui les lie pour toujours. Pas mal. J'ai prévu de lire le second tome....

 

- La part des flammes**: Mai 1897: le Tout-Paris se presse à la plus mondaine des ventes de charité. La charismatique Duchesse d'Alençon, petite soeur de Sissi, a pris deux jeunes femmes sous sa protection en dépit du qu'en-dira-t-on. Scellant le destin de ces trois héroïnes, l'incendie du Bazar de la Charité bouscule ce monde cruel et raffiné, et plonge Paris dans le deuil. Mais il permet aussi des amours et des rapprochements imprévus, des solidarités nouvelles, des libertés inespérées. Car naître à soi-même demande parfois d'en passer par le feu. Basé sur un fait réel, c'est une plongée dans l'aristocratie française, effectivement sans aucun rapport ou presque avec la série Netflix... mais qui ne m'ont transporté ni l'une ni l'autre. 

 

- Les dames de Kimoto***: A travers le récit des amours, des passions, et des drames vécus par 3 femmes de la même famille de générations différentes. Les dames de Kimoto dresse un tableau subtil et saisissant de la condition féminine au Japon de la fin du XIX  au XX siècle. L'auteure, réputée être "la Simone de Beauvoir du Japon" retranscrit parfaitement les contraintes et les problematiques auxquelles sont confrontées chacune de ces femmes. J'ai trouvé le ton très juste, et donc beaucoup aimé ce livre.

 

- Ma mère avait raison***: Ce roman vrai est la pierre d'angle de la grande saga des Jardin. Après le portrait du père merveilleux (Le Zubial), du sombre grand-père (Des gens très bien), du clan bizarre et fantasque (le Roman des Jardin), voici l'histoire de la mère d'Alexandre: on y découvre une femme hors norme, qui ose tout, et qui s'impose comme l'antidote absolu de notre siecle timoré. J'avais beaucoup aimé ses premiers romans (" le Zebre", "Fanfan"); mais si "des gens très bien" a sans doute eu un effet cathartique pour l'auteur, il avait des relents de règlements de compte, qui m'ont mis plutôt mal à l'aise! Celui-ci est une vraie déclaration d'amour maternel ! J'ai bien aimé.

 

- Avec toutes mes sympathies***: Jusqu'à la mort de son frère en octobre 2015 à Montreal, Olivia de la Lamberterie, critique littéraire, ne voyait pas la nécessité d'écrire. Le suicide de son frère Alex l'a transpercée de chagrin et mise dans une colère folle. Parce qu'un suicide, c'est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux. Pourtant Alex était un être flamboyant, il a eu une existence belle, pleine, passionnante, aimante et aimée. Il s'est battu contre la mélancolie, elle a gagné. Raconter son courage et dire le bonheur de l'avoir eu comme frère, lui a semblé vital. Elle voulait inventer une manière joyeuse d'être triste. Et c'est réussi!